Née en 1964 en Allemagne, Katrin Baumann est une photographe multiculturelle.
Elle grandit entre Munich, le sud de la France et NY. Ses parents, véritables « globe-trotteurs »,
alimentent sa découverte émotionnelle et visuelle du monde.


De l'école des Nations-Unis aux études de cinéma puis de lettres et communication à Paris ;
des cours de photographie à l’International Center of Photography à la School of Visual Arts de New York,
son parcours est, dès le départ, placé sous le signe de l'itinérance.


Assistante de plusieurs photographes dont Richard Pierce et Doug Rosa (photographes renommés de nature morte),
studio manager au Studio Oasis Paris, Katrin Baumann acquiert et développe ses connaissances entre NY et Paris.


Photographe "témoin" qui s'interroge sans cesse sur ce médium, elle arpente les centres urbains entre nouveau
et vieux continent et capture les transformations des villes européennes.


A l'heure de la fin annoncée de l'île Seguin, elle prend position. Il faut conserver, se souvenir du gigantisme
des projets industriels humains tout en donnant une nouvelle vie, une nouvelle dimension à cette île.
Panoramiques géants pris depuis une péniche, un projet à la hauteur du bâtiment. Le témoin devient conservateur.


Katrin poursuit ses promenades à travers les cités. Elle rencontre le monde associatif.
Elle s’investit dans le projet "Droit de cité", ouverture à la création et à la culture avec des jeunes de banlieues.
La caméra se fond et s'intègre au milieu de ces jeunes. Des portraits, mais pas de poses. Elle réalise "Prose Combat",
un grand documentaire sur les ateliers d'écriture, exposé en 1998 à la Grande Halle de la Villette, puis dans les FNAC.


En parallèle, Katrin  honore des commandes professionnelles pour le monde de la musique
(pochettes cd et portraits de groupes), collabore avec de grandes entreprises pour l’élaboration de rapports annuels
et campagnes visuelles et réalise également de nombreux reportages industriels.

 

​En 2000, elle part à Dakar, collaborer avec des plasticiens et des sculpteurs africains.
Durant ces 2 années de catalogues pour ces artistes et artisans, elle renoue avec son domaine de prédilection : la nature morte.

Cette vérité s’impose à elle à l’occasion de la réalisation du catalogue spécial noël de nova magazine.


Katrin fait vibrer les objets, leur donne vie, les associe et les mêle à son imaginaire.
De retour en studio, il n'est plus question de témoigner, mais de mettre en scène, sans artifice, des objets de toutes natures.
Créer les situations et les circonstances qui permettront au hasard de garder une place dans cette technique si maîtrisée.


 

 

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